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30/05/12

Lettre ouverte à Monsieur Frédéric Cuvillier, Ministre délégué aux transports

Air Méditerranée - Europe Airpost - XL Airways France

Monsieur le Ministre,

 

À la suite de l’annonce faite par Air France de son projet industriel et stratégique Transform 2015, vous avez déclaré que vous serez « particulièrement attentif tout au long des mois à venir à ce que la compagnie(…) puisse se donner les moyens de son redressement en écartant tout plan prévoyant des départs non volontaires. » Vous déclarez également à cette occasion, avoir l’attention de « mettre toute votre énergie au développement pérenne du secteur des transports, générateur d’emploi vital pour l’économie et les territoires. »

 

Nous, Antoine Ferretti, Président d’Air Méditerranée, Jean-François Dominiak, Directeur Général d’Europe Airpost et Laurent Magnin, Président d’XL Airways France, vous alertons sur le danger imminent que fait peser sur l’emploi de nos entreprises le volet Transavia France du plan Transform 2015.

 

Le pavillon français sur le segment court/moyen loisirs est constitué aujourd’hui de 5 compagnies aériennes, dont Transavia France, et représente une quarantaine d’avions.

Le plan Transform 2015, qui prévoit d’augmenter de 14 avions la flotte de Transavia France, conduirait à accroître de plus de 35 % l’offre globale d’un secteur déjà presque saturé par l’arrivée en France de compagnies aériennes basées dans les pays émergents de l’Europe.

 

Dans ce contexte, l’État actionnaire du groupe AIR FRANCE maison mère de Transavia, avaliserait donc le projet de tripler la flotte d’une compagnie n’ayant eu aucun exercice rentable depuis sa création. Il ne nous appartient pas de critiquer la libre concurrence dans un cadre normal de compétition. Mais la destruction du pavillon privé français par une entreprise dont l’État est actionnaire, même minoritaire, pose problème. Car Transavia France, depuis sa création il y a cinq ans, n’a jamais enregistré de bénéfices, et a même cessé il y a deux ans de publier ses comptes. la compagnie ne doit sa survie qu’au renflouement permanent de son actionnaire unique, Air France, dont l’État est actionnaire à hauteur de 15,8 %.